Des métamatériaux optimisent l’IRM ultra-haut champ
Une nouvelle approche basée sur des métamatériaux, matériaux composites dont les propriétés n’existent pas à l’état naturel, améliore la qualité de l’imagerie à résonance magnétique (IRM) ultra haut-champ en homogénéisant les champs de radiofréquences. L’étude menée par des chercheurs de l’Institut Fresnel, de NeuroSpin (CEA) et de l’Institut Langevin en partenariat avec Siemens et la start-up Multiwave Innovation, sont publiés dans la revue Physical Review X. Elle ouvre la voie à des diagnostics médicaux plus rapides et plus précis.
Les performances de l’IRM n’ont cessé de s’accentuer depuis sa mise en place dans les années 70. Pourtant, les applications de la dernière génération d’IRM ultra-haut champ (7 Tesla) sont aujourd’hui limitées. Un des problèmes est l’hétérogénéité du champ de radiofréquences qui avec l’augmentation de la puissance des systèmes entraîne une perte de contraste dans les images. Dans le cadre du projet européen M-Cube
En jouant avec la configuration des méta-atomes constituant ces matériaux, ils obtiennent un système répondant aux conditions de Kerker
Gauche : Photo d’une antenne IRM « cage d’oiseau » avec le métamatériau placé à droite d’un fantôme sphérique.
Droite : Diagramme de rayonnement aux deux conditions de Kerker : directivité vers l’arrière (haut) et vers l’avant (bas).
Références :
Kerker effect in ultrahigh-field magnetic resonance imaging,
M. Dubois, L. Leroi, Z. Raolison, R. Abdeddaim, T. Antonakakis, J. de Rosny, A. Vignaud, P. Sabouroux, E. Georget, B. Larrat, G. Tayeb, N. Bonod, A. Amadon, F. Mauconduit, C. Poupon, D. Le Bihan, et S. Enoch.
Physical Review X (8), (septembre 2018)
DOI : https://doi.org/10.1103/PhysRevX.8.031083