Maria Pilar Bernal-Artajona, le goût du travail sur le terrain au plus près des laboratoires

Ingénieuses

Arrivée en France après la fin de son postdoctorat, Maria Pilar Bernal-Artajona a évolué au sein de CNRS Ingénierie et est aujourd’hui directrice ajointe scientifique. Elle partage son parcours aux quatre coins de l’Europe et du monde qui l’a conduit, en 2003 au CNRS. Mise en place dans le cadre de l'Année de l'ingénierie, l’exposition « Ingénieuses, les ambassadrices de l'ingénierie » met en lumière douze portraits de femmes ingénieures, chercheuses ou personnels support.

Après un master à l’Université de Saragosse en Espagne obtenu en 1993, Maria Bernal a réalisé sa thèse dans un laboratoire privé aux Etats-Unis à San José pendant 5 ans, jusqu’en 1998. Son doctorat de physique appliqué acquis, elle rentre en Europe où elle s’installe en Suisse pour trois ans, le temps de son contrat de postdoctorat. C’est en 2003, après plusieurs contrats courts, et un peu « par le hasard des concours, que j’ai réussi du premier coup », que Maria Bernal entre au CNRS où elle évolue depuis. Sa rencontre avec le monde de la recherche et de la physique n’était cependant pas écrite. Fille d’un ingénieur en génie éléctrique, c’est d’abord vers l’ingénierie ou l’architecture qu’elle souhaitait s’orienter  : « ce n’était pas mon choix numéro un mais finalement, c’est plutôt bien fait : je suis physicienne dans un environnement d’ingénierie ! Ce que j’aimais à l’école – où j’y étais très bonne élève – c’était de comprendre les choses et mon métier me permet de faire ça au quotidien.». 

Ses thématiques de recherche, dans le domaine de la photonique, n’ont pas toujours été les mêmes « j’ai dû m’adapter : quand vous changez souvent de laboratoire, que vous vous arrêtez de travailler pendant 2 ans pour m’occuper de ma fille, vous vous adaptez et vos thématiques de recherche évoluent. Mais cela me convient aussi car je suis une personne dynamique qui peut s’ennuyer assez vite donc changer de temps en temps est un rythme qui me convenait ! ». Elle a ainsi – par exemple – travaillé sur les techniques de microscopie optique en champ proche à Besançon, sujet déjà rencontré à Lausanne pendant son postdoctorat. Par ailleurs, l’étude de la nanophotonique active lui permet d’appliquer ses recherches dans différents domaines notamment hospitaliers et de défense (développement d’électrodes non métalliques pour combiner un électroencéphalogramme et des IRM ou bien la fabrication de détecteurs de champs électriques invisibles). 

Effort, patience et passion : la recette de l'accomplissement professionnel.
Maria Pilar Bernal-Artajona, directrice adjointe scientique à CNRS Ingénierie

Si le doute a jalonné son parcours, Maria Bernal en a fait une force lui permettant de « toujours me poser des questions qui n’ont fait que me pousser plus loin ». Aujourd’hui directrice adjointe scientifique (DAS) à CNRS Ingénierie, Maria s’épanouit tout particulièrement dans cette fonction d’aide et d’appui aux laboratoires qu’elle supervise « ce n’est pas toujours facile de prendre des responsabilités mais ce rapport unique avec les laboratoires et la possibilité d’être sur le terrain sont des choses qui me plaisent et qui, à mon goût, ont beaucoup de sens ». 

Quand on lui parle de l’expérience « Ingénieuses », c’est le besoin de donner envie aux jeunes de s’investir dans le milieu de l’ingénierie qui lui vient en premier à l’esprit. « Dans toutes mes expériences, je me suis sentie bien et respectée, il est important maintenant pour nous de donner envie aux plus jeunes, garçons ou filles de s’investir dans les milieux de l’ingénierie. Certes, il y a des hauts et des bas mais c’est un métier passionnant qui ne m’a jamais ennuyé et dans lequel tout un chacun peut tester ses idées ! » 

Maria Pilar Bernal-Artajona, directrice adjointe scientifique à CNRS Ingénierie © Thierry Hage / Gorilla Photographie / CNRS Ingénierie

Pour aller plus loin

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Contact

Maria-Pilar Bernal Artajona
Directrice adjointe scientifique « Micro et nanotechnologies micro et nanosystèmes, photonique, électronique, électromagnétisme, énergie électrique » (portefeuille 8B) de CNRS Ingénierie
Communication CNRS Ingénierie