© Baptiste Sirjean

Baptiste Sirjean

Proof of Concept

Baptiste Sirjean a suivi la formation de chimie physique de l’université Henri Poincaré à Nancy, puis le DEA national de Chimie Informatique et Théorique. Il a effectué sa thèse de 2004 à 2007 au sein du Département de Chimie-Physique des Réactions à Nancy, sur le développement de méthodes de chimie théorique pour la modélisation des procédés de combustion. Après sa thèse, il a rejoint pendant 2 ans l’équipe du Pr Hai Wang à l’University of Southern California à Los Angeles. En 2009, il intègre le Laboratoire réactions et génie des procédés (LRGP, CNRS/Univ. de Lorraine) en tant que chargé de recherche CNRS. Il mène des travaux de recherche dans le domaine de l’énergie et de l’environnement sur la chimie de combustion et d’oxydation en phase liquide de carburants, de lubrifiants et de toxiques chimiques, à l’aide d’expériences et de modélisations basées sur les outils de la chimie et cinétique théoriques.

PROJET LAOS

Piégeage de l’oxygène des carburants d’aviation par activation lumineuse

 

D’ici 2040, les émissions de CO₂ de l’aviation devraient doubler. À court terme, seuls les carburants renouvelables et des moteurs plus économes peuvent réduire son empreinte carbone. Actuellement, l’amélioration de l’efficacité des moteurs est limitée par la résistance des matériaux à haute température. Dans les avions à réaction, le kérosène est utilisé comme liquide de refroidissement et contribue à refroidir les moteurs. Il peut donc s’oxyder sous l’effet de la chaleur et de l’oxygène dissous, provoquant des encrassements aux effets délétères pour l’avion. Les limites de température actuelles auxquelles le carburant reste stable freinent ainsi le développement de moteurs plus performants. Le projet LAOS propose une solution pour retirer l’oxygène du carburant, in situ, afin d’augmenter sa résistance thermique. Cela permettrait d’améliorer l’efficacité des moteurs et de réduire les émissions de CO₂ de 5 %, une avancée majeure, car brûler une tonne de kérosène émet trois tonnes de CO₂.

Oxydation de gouttes de carburant dans un microréacteur silicium-verre.
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