Talents CNRS 2026 : 8 médaillés CNRS Ingénierie
Chaque année, le CNRS récompense plusieurs scientifiques et personnels d'appui à la recherche pour leur contribution exceptionnelle au dynamisme de l'institution et de la recherche française. En 2026, 8 d'entre eux sont issus de laboratoires rattachés à CNRS Ingénierie.
Michael Le Bars, directeur de recherche CNRS à l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (IRPHÉ)
Michael Le Bars est directeur de recherche à l’Institut de Recherche sur les phénomènes hors équilibre localisé à Marseille, spécialisé en mécanique des fluides géophysiques et astrophysiques. Dans ses recherches, il élabore des montages expérimentaux originaux pour reproduire à l’échelle du laboratoire des phénomènes intervenant dans la dynamique des atmosphères, des océans, des intérieurs liquides des planètes et des étoiles, etc. En les isolant, en contrôlant les paramètres, il devient possible d’améliorer leur compréhension et leur prédiction. « En partant d’un problème que l’on observe, que l’on mesure, nous développons des analogues en laboratoire pour mieux l’étudier, en alliant expériences et simulations, avant de confronter nos conclusions aux données réelles. »
Pour en savoir plus : Portrait de Michael Le Bars, médaille d’argent du CNRS 2026
Delphine Marris-Morini, enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Saclay, Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N)
Professeure à l'Université Paris-Saclay depuis 2015, Delphine Marris-Morini développe ses recherches au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N). Ses travaux portent sur la photonique silicium, l’optique intégrée, les matériaux de l’électronique afin de développer des composants optiques pour les télécommunications et la spectroscopie. Elle est notamment l’une des pionnières des modulateurs optiques en silicium haute vitesse basés sur les variations de densité de porteurs libres, une technologie devenue une référence industrielle. « Mes recherches ont montré que le silicium pouvait être utile en optique. Cela a pris beaucoup d’ampleur, notamment auprès des industriels des télécoms ». En effet, ses recherches ont un impact direct sur le secteur de la haute technologie via des collaborations suivies notamment avec STMicroelectronics.
Pour en savoir plus : Portrait de Delphine Marris-Morini, médaille d'argent du CNRS 2026
Alejandro Álvarez Laguna, chargé de recherche CNRS au Laboratoire de physique des plasmas (LPP)
Chercheur au sein du Laboratoire de physique des plasmas, Alejandro Álvarez Laguna est un spécialiste des plasmas hors équilibre. À la croisée de la physique et des mathématiques appliquées, il développe des modèles pour mieux comprendre le comportement de ces milieux complexes. Ses travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour une propulsion spatiale plus efficace et moins coûteuse.
Pour en savoir plus : Portrait d'Alejandro Álvarez Laguna, médaille de bronze du CNRS 2026
Julie Bossu, chargée de recherche CNRS au laboratoire Écologie des forêts de Guyane (ECOFOG)
Chercheuse au laboratoire Écologie des forêts de Guyane à Kourou depuis 2021, Julie Bossu étudie l’influence de la structure et de la chimie du bois sur le comportement à l’eau et les propriétés physico-mécaniques du matériau, en tirant profit de la diversité unique des bois guyanais, et étudie le potentiel des ressources bois résiduelles pour l’élaboration de matériaux durables dédiés à la construction en milieu tropical. Travaillant en interdisciplinarité, elle cherche à enrichir les connaissances en lien avec la biodiversité forestière guyanaise.
Pour en savoir plus : Portrait de Julie Bossu, médaille de bronze du CNRS 2026
Benjamin Wetzel, chargé de recherche CNRS à l'Institut XLIM
Chercheur en photonique à l’Institut XLIM, Benjamin Wetzel est lauréat de la médaille de bronze du CNRS pour ses travaux à la croisée de l’optique non linéaire, des systèmes complexes et de l’intelligence artificielle. Ses recherches explorent de nouvelles façons de contrôler et d’exploiter la lumière, avec des perspectives allant de l’imagerie avancée aux architectures de calcul innovantes.
Pour en savoir plus : Portrait de Benjamin Wetzel, médaille de bronze du CNRS 2026
Mathilde Gay, ingénieure de recherche CNRS à l’Institut Fonctions optiques pour les technologies de l'information (Institut FOTON)
Ingénieure de recherche, Mathilde Gay travaille à l’Institut Fonctions optiques pour les technologies de l'information (Institut FOTON, CNRS) où elle est responsable de la plateforme PERSYST aux côtés de Laurent Bramerie et Sébastien Lobo. Spécialiste des télécommunications optiques à très haut débit, Mathilde Gay a obtenu en 2026 la médaille de cristal du CNRS.
Pour en savoir plus : Portrait de Mathilde Gay, médaille de cristal du CNRS 2026
Julien Vincent, ingénieur de recherche CNRS au Laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux (LEM3)
Ingénieur de recherche en dynamique rapide de l’équipe Thermomécanique du Contact Rapide (TCR) au Laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux (LEM3) à Metz, Julien Vincent vient d’obtenir la médaille de Cristal du CNRS pour ses travaux sur le développement de dispositifs de mesure multi-physique en conditions sévères.
Pour en savoir plus : Portrait de Julien Vincent, médaille de cristal du CNRS 2026
Équipe IVETh : quand la science des vésicules extracellulaires révolutionne la médecine de demain
L’équipe de la plateforme IVETh (Plateforme d’expertise technologique de Production, d’Ingénierie, de Caractérisation de Vésicules Extracellulaires pour des Thérapies Personnalisées) portée par le laboratoire Nanomédecine, biologie extracellulaire, intégratome et innovations (NABI, CNRS/Inserm/Université Paris Cité), a reçu la médaille Cristal collectif en 2026. Cette distinction salue l’excellence technique, l’innovation et l’impact concret d’une équipe pluridisciplinaire, unie pour faire des vésicules extracellulaires (VE) une réalité thérapeutique accessible aux patients.
Pour en savoir plus : L’équipe IVETh lauréate du Cristal collectif : quand la science des vésicules extracellulaires révolutionne la médecine de demain